Saint Frédéric Feikone

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Sa biographie

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Photo : P. Peeters

Fils d’une pauvre veuve d’Hallum en Frise, on décela tôt chez lui les signes d’une vocation sacerdotale et son curé lui donna ses premières leçons de latin. Il étudia à Münster les arts libéraux et la sainte Ecriture. Trois dévotions marquaient son amour de la pureté : la Sainte Vierge, Saint Jean l’Evangéliste et Sainte Cécile. Il devint instituteur et fut ordonné prêtre quand son âge le permit. On le nomma vicaire de son curé d’Hallum auquel il succéda à sa mort. Il voulut construire un hôpital, puis, à la mort de sa propre mère, il alla trouver l’évêque d’Utrecht, Godefroid van Rhenen (1156-1177), et lui demanda l’autorisation d’ouvrir un monastère de clercs. Ayant reçu l’habit canonial, il se rendit à Mariënweerd pour y accomplir son noviciat à l’issue duquel il se mit à parcourir les villes et les villages afin de recruter des compagnons. En 1163 il construisit une église conventuelle en l’honneur de Marie : Mariëngaarde. Au début vécurent là des clercs et des religieuses qui, plus tard, s’établirent à Bethléem. Il obtint de Steinfeld le patronage de son couvent, l’agrégeant ainsi à l’ordre de Prémontré. Frédéric cumula les charges d’abbé et de curé de Hallum. L’école de clercs de son abbaye devint rapidement célèbre.

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P. PETRE - P. PEETERS,
L’abbaye de Bonne-Espérance
INCIPIT, Tournai 2005 info@incipit.be

La maladie le frappa à Bethléem. Il célébra une dernière messe à Hallum puis se retira à l’abbaye pour y mourir. Il disait à ses religieux : « Priez beaucoup pour moi car je n’ai pas fait pour les pauvres autant que je l’aurais souhaité, à cause de l’indigence du monastère ». Il recommanda l’observance de la Règle et assura qu’il n’abandonnerait pas ses frères religieux, tant qu’ils y seraient fidèles. Il décéda le 3 mars 1175 dans la 13e année de la fondation de la communauté. Des miracles si nombreux éclatèrent sur sa tombe que l’église de Mariëngaarde devint un pèlerinage très fréquenté. Après que les calvinistes se furent rendus maîtres de la Frise, les reliques de Frédéric furent transportées en 1614 à Bonne-Espérance par l’abbé Nicola Chamart, et déposées dans l’abbatiale en 1616. Son culte de bienheureux fut autorisé par le pape Benoît XIII le 22 janvier 1728. Pendant la Révolution française, on les plaça dans l’église de Vellereille. L’abbé Bauwens de Leffe les transféra dans son abbaye en 1938.

(Source : Hagiologe. Vie des saints, bienheureux et personnages considérables de l’Ordre de Prémontré, Windberg 2005, 40-42)

Oraison

Accorde-nous, Dieu tout-puissant, à l’exemple du bienheureux Frédéric, d’imiter en pauvres de cœur celui qui s’est livré pour le salut du monde, Jésus-Christ, notre Seigneur qui règne avec toi et le Saint Esprit, maintenant et pour les siècles des siècles. Amen.



[mis à jour le 11.02.10]

 

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