2 octobre 2010

Souvenirs du P. Matthieu

Le 2 octobre 2010 avant l’aurore, notre cher confrère, le Révérend Père Matthieu Jean Pierard, O. Praem., Chanoine Régulier de l’Eglise Notre-Dame de Leffe, Jubilaire et senior de la canonie s’est endormi dans la paix du Seigneur, réconforté par l’Onction des malades.

La vie

Né à Noiseux le 24 novembre 1923, il reçoit l’habit prémontré à Leffe le 11 octobre 1945 pour y faire profession le 12 septembre 1947. Ordonné prêtre à Averbode le 12 août 1951, il assume la charge de vicaire dominical à Waulsort de 1952 à 1960. Il devient hôtelier le 18 août 1956.

De 1964 à 1966, il part en coopération au Rwanda. Après son retour, il est nommé aumônier des Compagnons Bâtisseurs pour la Wallonie, le 1er juillet 1968, tâche qu’il aura à cœur d’accomplir jusqu’en 1983. En janvier 1975, il devient aussi animateur spirituel de la maison Saint-Norbert. De 1987 à 1994, il endosse une nouvelle fois la fonction d’hôtelier. Jusqu’en 2004, il sillonne les sanctuaires mariaux d’Europe en tant qu’accompagnateur apprécié des pèlerinages montfortains.

La personnalité

Plutôt nerveux et impatient, très attaché à sa famille, lecteur et correcteur assidu, cruciverbiste confirmé, grand bricoleur toujours en recherche de nouvelles expérimentations, il était aussi botaniste à sa manière, bouturant et croisant tous les végétaux qu’il approchait. Il a passé ses dernières années entre les livres et le Tabernacle, un dizainier toujours à la main, épluchant volontiers les pommes arrivant par cargaisons à la cuisine en cette saison tant qu’il en a eu la force.

Les dernières semaines

Après une première chute sérieuse, il reçut avec joie l’Onction des malades, il y a quelques semaines. Son état de santé qui fléchissait s’est subitement dégradé au cours des derniers jours, une nouvelle chute le confinant dans sa chambre. S’immergeant dans le silence, le jeûne et la prière, il a une deuxième fois reçu l’Onction au milieu de ses frères, tout débordant de reconnaissance sensible mais muette.

Emmené dimanche dernier à la clinique Saint-Vincent de Dinant où les médecins ne purent que prendre acte de son état critique, il s’est totalement livré à Celui qui l’a aimé jusqu’au bout. Sûr de la résurrection finale, notre Père Matthieu avait décidé et convenu depuis longtemps déjà d’offrir son corps aux Facultés Universitaires Notre-Dame de la Paix.

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