Saint Israël

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Israël est né en 950 au Dorat à la porte de Dinsac. Une croix de pierre marque l’emplacement de sa maison. Ses parents, riches et vertueux, l’élèvent dans l’amour et la crainte de Dieu. Il l’offrent de bon cœur au service du divin Maître dans le célèbre Chapitre régulier du Dorat, où après une sainte et savante formation, il est reçu au nombre de chanoine.

L’évêque de Limoges Hilduin lui confère le sacerdoce malgré les résistances de son humilité. Sa charité est légendaire. Partout où se trouvent la misère et la souffrance, Israël est là pour soulager, consoler et guérir.

Incomparable par sa science et la droiture de son jugement, il a autant le souci de l’âme que du corps de ses frères. Il compose en vers limousins l’histoire de la vie, de la passion et de la mort du Fils de Dieu.

Son talent d’éducateur attire de nouveau l’attention de l’évêque Hilduin qui l’appelle et lui confie l’instruction et la formation des jeunes clercs de son école épiscopale. Il en fait son conseiller, en même temps que le Chapitre du Dorat le nomme supérieur. L’évêque dont la ville appartient au domaine royal, doit faire un voyage à la cour. Il juge qu’il ne peut prendre en sa compagnie un meilleur conseiller qu’Israël.

Les honneurs dont Israël est entouré à la cour de Robert le Pieu, ne lui font pas oublier son Chapitre et dès qu’il le peut , il revient au Dorat. Une aventure funeste et dramatique l’oblige à s’éloigner de nouveau. Les moines de l’Abbaye de St-junien sont tous massacrés dans la paroisse d’Etagnac, alors qu’ils percevaient la dîme. Le prieur Itier meurt de chagrin. L’église de St-Junien est en grand péril. Le Pape Sylvestre II charge Israël, sous le titre de prévôt, du rétablissement de ce centre religieux. Bientôt le Chapitre de Saint-Junien est comparable en grandeur et en sainteté à celui du Dorat.

En 1006, après avoir installé son successeur, Israël revient dans la communauté du Dorat. Il emploie les dernières années de sa vie à former ses religieux. Il prend soin tout particulièrement du brillant Théobald. Un an avant sa mort, Israël a la joie de voir sortir de terre les fondations de l’actuelle Collégiale en remplacement de l’ancienne église détruite par un incendie. Usé avant l’âge, épuisé par son activité inlassable et ses privations, Israël meurt le 31 décembre 1014. Sa simple tombe de pierre ne tarde pas à être le théâtre de nombreux miracles.

(Source : site de la Collégiale du Dorat)

N’oubliez pas de souhaiter une joyeuse fête au Fr. Israël !



[mis à jour le 01.10.11]

 

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