Les moines (du grec monakhos qui veut dire seul) sont les héritiers de ces premiers solitaires, fuyant l’agitation et la dispersion du monde pour s’établir à l’écart, au seul service de Dieu qu’ils veulent louer et célébrer, dans le désir qu’ils ont de mener la vie parfaite. Ces solitaires vont peu à peu se rassembler en famille qui s’organise pour pouvoir vaquer à la prière et à la recherche de Dieu sans négliger les autres besoins élémentaires de la vie humaine. D’ermites, ils deviennent des cénobites (du grec koinos, commun et bios, vie), c’est-à-dire qu’ils mènent une vie commune qui prend forme autour d’une règle qui tout doucement va en codifier les divers aspects. Les origines de cette vie monastique remontent au désert d’Egypte, avec saint Antoine le Grand et saint Pacôme principalement, au quatrième siècle.
Au sixième siècle, saint Benoît concentre dans la règle qu’il rédige pour sa fondation du Mont-Cassin (Italie) toute l’expérience antérieure. Peu à peu, cette règle et la tradition qu’elle engendre vont dominer tout le paysage monastique de nos régions, pourtant façonné aussi par le courant irlandais et les moines missionnaires de saint Colomban (VI-VIIe s.) Les premières maisons monastiques se développent en Entre-Sambre-et-Meuse dans la seconde moitié du septième siècle où on en dénombre déjà une dizaine.
voir Chanoines
[mis à jour le 27.11.05]
Pour vous abonner à la lettre d’information de l’abbaye, saisissez votre e-mail ci-dessous :
L’abbé désigne le prélat qui est à la tête d’une abbaye. Tous les prélats ne sont pas nécessairement des abbés, ainsi, dans certaines circonstances, un prieur ou un administrateur peuvent être le supérieur. (lire la suite)
Mentions légales | Plan du site | Administration | Réalisation Artégo | RSS