Méditation sur un polyptyque (3)

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Troisième volet : l’entrée à Jérusalem

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Voici l’entrée de Jésus à Jérusalem. C’est le troisième volet du polyptyque. En haut, deux chemins se croisent ou cheminent ensemble : celui de Jésus et celui de l’humanité. Un chemin semble épouser la forme de l’autre, à moins qu’il ne soit en train de lui donner forme. Jésus est venu jusqu’à nous et a vécu notre vie. Mais il est aussi le chemin ouvert vers le Père.

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En bas, l’évènement lui-même. Jésus entre à Jérusalem sous les acclamations de la foule. Quand il frappe à la porte de nos coeurs et qu’il entre dans nos vies, comment l’accueillons-nous ?

"Imitons ceux qui allèrent au-devant de lui. Non pas pour étendre sur son chemin, comme ils l’ont fait, des rameaux d’olivier, des vêtements ou des palmes. C’est nous-mêmes qu’il faut abaisser devant lui, autant que nous le pouvons, par l’humilité du cœur et la droiture de l’esprit, afin d’accueillir le Verbe qui vient, afin que Dieu trouve place en nous, lui que rien ne peut contenir.

C’est ainsi que nous préparerons le chemin au Christ : nous n’étendrons pas des vêtements ou des rameaux inanimés, des branches d’arbre qui vont bientôt faner et qui ne réjouissent le regard que peu de temps. Notre vêtement, c’est sa grâce, ou plutôt c’est lui tout entier que nous avons revêtu : Vous tous que le baptême a unis au Christ, vous avez revêtu le Christ. C’est nous-mêmes que nous devons, en guise de vêtements, déployer sous ses pas.

Par notre péché, nous étions d’abord rouges comme la pourpre, mais le baptême de salut nous a nettoyés et nous sommes devenus ensuite blancs comme la laine. Au lieu de branches de palmier, il nous faut donc apporter les trophées de la victoire à celui qui a triomphé de la mort. Nous aussi, en ce jour, disons avec les enfants, en agitant les rameaux qui symbolisent notre vie : Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur, le roi d’Israël !" (Homélie de saint André de Crète).

Seigneur tu viens à moi
plein de douceur et d’humilité,
monté sur le petit d’une ânesse.
Tu ne viens pas comme un puissant,
avec le fracas des chevaux d’une armée.
Tu viens dépouillé, mendiant mon amour, mon amitié.
Tu ne forces aucune porte, tu n’es pas un assaillant.
Viens, toi qui m’aime avec tant de douceur !

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Mais la foule acclame-t-elle ? Ceux qui sont postés sur les remparts de Jérusalem sont-ils de ces veilleurs qui attendent le Messie et l’accueillent avec joie ? Sont-ce des branchages qu’ils brandissent ou des armes ? Le ciel se voile, le temps change, l’orage pointe à l’horizon. Demain, cette même foule, préfèrera le bandit Barabas à Jésus, criera "Crucifie-le" au lieu de "Hosanna", et fera mourir en dehors de la ville celui à qui elle ouvre aujourd’hui ses portes.

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[mis à jour le 09.04.09]

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En 1126, Norbert est nommé archevêque de Magdebourg et archichancelier de l’empire. (lire sa vie)

 

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