Méditation sur un polyptyque (1)

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Les fêtes de Pâques approchant, le Fr. Fabian offre à notre méditation ces prochains jours le polyptyque Passion et Résurrection du peintre Arcabas.

Présentation de l’auteur :

Arcabas Présentons d’abord brièvement l’auteur de l’œuvre. Né à Trémery (Moselle) en 1926, Jean-Marie Pirlot est diplômé de l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Près. Il est ensuite nommé chef d’atelier à l’École des arts décoratifs de Grenoble. En 1952, il entreprend la décoration de l’église de Saint-Hugues en Chartreuse qui a contribué à sa renommée. Depuis 1960, il séjourne à proximité, à Saint-Pierre-de-Chartreuse. Artiste polyvalent, il s’exerce aussi bien à la peinture qu’à la mosaïque, à la gravure, au vitrail, et à la sculpture. Ses oeuvres sont aujourd’hui présentent dans de nombreuses parties du globe. Nous avons eu l’occasion de le rencontrer le 11 juillet 2003, avec son épouse Jacqueline, sans le soutien et l’intelligence de qui Arcabas ne serait rien.

 

Présentation de l’œuvre :

Le polyptyque fait 18 mètres de long et actuellement n’a pas encore trouvé sa place définitive dans une église. Il est comme le pendant du polyptyque de l’Enfance acquis par la Conférence Épiscopale Belge et qui est aujourd’hui accroché sur l’un des murs de la salle de travail de celle-ci. Néanmoins, nous croyons pouvoir dire que ce genre d’œuvre aurait une meilleure place dans une église, pouvant ainsi être vu par tous et faire oeuvre de catéchèse, plutôt que dans un lieu fermé au public.

Comme son nom l’indique l’œuvre traite les sujets de la Passion et de la Résurrection du Christ. Le polyptyque est double. Même s’il en s’agit que d’une seule et unique oeuvre à considérer dans son ensemble, elle est comme l’addition de deux polyptyques différents. Dans la première partie de l’œuvre, le polyptyque débute par 7 panneaux doubles, représentant les évènements de la semaine qui précède la mise en croix. Les panneaux sont doubles, une toile représentant l’évènement en lui-même et une toile qui donne à voir une lecture symbolique de l’évènement. Les premiers et derniers panneaux sont uniquement symboliques.

Premier volet :

Ce premier volet est donc entièrement symbolique. La croix est entourée de formes qui la capturent. C’est l’image du complit qui est mené contre Jésus. Les juifs cherchent à l’attraper, à se saisir de lui, lui le fauteur de troubles, lui qui les remet sans cesse en question, lui qui prend des libertés avec le jour du sabbat, lui qui se prend pour Dieu et pardonne les péchés.

"Les grands prêtres et les Pharisiens avaient donné des ordres : si quelqu’un savait où il était, il devait l’indiquer, afin qu’on le saisit" (Jean 11, 57).

Le juste dérange, sa justesse paraît de la provocation, sa sainteté un affront, parce qu’il renvoie à la conscience de chacun, parce qu’il est comme un doigt pointé sur nos hypocrisies, nos laisser-allers, nos compromissions.

"Opprimons le juste qui est pauvre, n’épargnons pas la veuve, soyons sans égard pour les cheveux blancs chargés d’années du vieillard. Que notre force soit la loi de la justice, car ce qui est faible s’avère inutile. Tendons des pièges au juste, puisqu’il nous gêne et qu’il s’oppose à notre conduite, nous reproche nos fautes contre la Loi et nous accuse de fautes contre notre éducation. Il se flatte d’avoir la connaissance de Dieu et se nomme enfant du Seigneur. Il est devenu un blâme pour nos pensées, sa vue même nous est à charge ; car son genre de vie ne ressemble pas aux autres, et ses sentiers sont tout différents. Il nous tient pour chose frelatée et s’écarte de nos chemins comme d’impuretés. Il proclame heureux le sort final des justes et se vante d’avoir Dieu pour père. Voyons si ses dires sont vrais, expérimentons ce qu’il en sera de sa fin. Car si le juste est fils de Dieu, Il l’assistera et le délivrera des mains des ses adversaires. Eprouvons-le par l’outrage et la torture afin de connaître sa douceur et de mettre à l’épreuve sa résignation. Condamnons-le à une mort honteuse, puisque, d’après ses dires, il sera visité. Ainsi raisonnent-ils, mais ils s’égarent, car leur malice les aveugle. Ils ignorent les secrets de Dieu, ils n’espèrent pas de rémunération pour la sainteté, ils ne croient pas à la récompense des âmes pures" (Sagesse 2, 10-22).

Seigneur, tu me remets trop en question,
je ne peux le supporter.
Tu me déranges,
tu ne me laisse pas de repos.
Je veux bien de toi,
mais alors que cela reste dans un cadre,
dans les limites que j’impose.
Ne viens pas gêner ma vie,
ma liberté de choisir,
ma liberté de gagner ou perdre.

(À suivre...)



[mis à jour le 03.04.09]

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En 1126, Norbert est nommé archevêque de Magdebourg et archichancelier de l’empire. (lire sa vie)

 

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