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L’année commémorative du bimillénaire de la naissance de saint Paul s’est conclue le dimanche 28 juin à Rome, dans le courant de l’après-midi. Dans son homélie le pape Benoît XVI souligna que ce fut un temps fort pour l’Église grâce aux pèlerinages, aux catéchèses, aux nombreuses publications et aux différentes initiatives où la figure de saint Paul a été à nouveau proposée comme le grand apôtre des nations. Saint Paul désirait que les chrétiens aient une foi responsable, une foi adulte : Ne nous laissant pas secouer et mener à la dérive par les courants d’idées [1], ayons le courage d’adhérer à la foi de l’Église. Une foi adulte qui s’oppose aux vents de la mode. L’apôtre nous exhorte à un non-conformisme. Ce n’est que si nous-mêmes devenons nouveaux que le monde devient nouveau. Puissions-nous garder un bon souvenir de cette Année paulinienne 2008-2009 et continuer à nous nourrir de la spiritualité de ses treize lettres et des publications à son sujet.
L’Année paulinienne avait aussi pour but de nous faire connaître davantage le pays d’origine de saint Paul, sa ville natale Tarse, en Turquie. Par le livre des Actes des Apôtres, qui parle en détail de son activité, nous pouvons dire qu’en Terre Sainte et au pays natal de saint Paul se trouve le berceau du christianisme.
Le sultan Mehemed II se rendit maître de Constantinople qui devint le 28 mai 1453, sous le nom d’Istanbul, une des métropoles de l’Islam et la basilique « Hagia Sophia » fut transformée en mosquée (elle est aujourd’hui un musée). Depuis, la présence des chrétiens n’a cessé de diminuer.
En 1924, Mustafa Kemal, dit Atatürk, entreprit la « révolution nationale » et fit de la Turquie un État laïque, moderne et occidental. La religion chrétienne est tolérée, mais n’a guère la chance de s’étendre et les chrétiens restent une minorité dans le pays.
L’église Saint-Paul à Tarse est restée bien conservée et ouverte au public à titre de musée. Pendant l’Année paulinienne, Rome avait obtenu la permission d’y célébrer la messe pour les pèlerins. Quatre cent seize groupes de pèlerins de trente nations s’y sont réunis en cette année dans cette église pour prier ou assister à la célébration de la messe. L’Église avait espéré continuer à jouir de ce lieu et avait demandé que cette faveur soit prolongée, voire que l’église soit restituée au culte, ce qui a été refusé.
Dorénavant il sera toléré d’y célébrer la messe à condition que les intéressés introduisent, trois jours avant, une demande écrite, que la célébration soit limitée à une demi-heure et que d’autres touristes ne soient pas dérangés dans la visite de l’église comme musée.
Ce qui n’a pas été concédé à l’Église catholique, les Brésiliens catholiques espèrent l’obtenir de la part des Turcs. En effet, le champion national de football, l’équipe Fenerbahçe d’Istanbul, dont le Brésilien Alex de Souza est capitaine et entraîneur, a introduit la demande aux autorités de la ville de pouvoir construire en annexe aux terrains de football une église où les joueurs catholiques de l’équipe puissent se réunir pour y pratiquer leur foi. Il a fait cette démarche au nom de huit autres joueurs de l’équipe Fenerbahçe , quatre Brésiliens, deux Espagnols, un Chilien et un Uruguayen. Le club pourrait avoir quelque chance de voir aboutir sa requête car il compte 162.352 membres, et après Benfica Lisbonne et le FC Barcelona il est le plus important du monde en nombre de membres et il compte des millions de fans pas seulement en Turquie mais aussi dans le monde.
Ah ! J’y pense : si nous pouvions en dire autant de notre équipe nationale… Mercredi soir le 12 août en apprenant la nouvelle défaite des Diables Rouges contre la République tchèque, désolé, je suis tombé dans un profond sommeil. Suite aux éliminations successives des dernières coupe d’Europe 2008 et coupe du monde 2010, j’ai fait un curieux rêve. Je voyais la nouvelle sélection de notre équipe nationale comprenant cinq Diables Rouges et six Anges en tricot blanc, chaussés de souliers d’or. Ce club remportait une victoire après l’autre, se qualifiait ainsi pour la prochaine coupe d’Europe 2012 et arrivait en finale. Vu ce résultat époustouflant, l’Union Royale Belge de Football reconnaissait qu’elle ne pouvait plus appeler nos braves joueurs pauvres diables. Et se souvenant de Jules César qui dans ses « Mémoires » fit éloge de la bravoure des Belges, elle décida de nommer dorénavant les joueurs de l’équipe nationale belge : « Les Vaillants Belges » - « De Dappere Belgen ».
[1] Ep 4,14
[mis à jour le 14.08.09]
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Le buffet de l’orgue s’inspire de celui de l’orgue de Grosshartmannsdorf (1741). Il s’élève à près de 7 m pour une largeur de 4,64m et une profondeur de 2,30 m. (lire la suite)
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