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L’Abbaye embarquée dans « Foi et Lumière », le panégyrique de sœur Marie-Josiane
Dans la dernière Épître de la communauté Joie sans Frontière, sœur Marie-Josiane nous annonçait officiellement que pour elle l’heure était venue de nous dire au revoir. C’est-à-dire comme elle écrivait : "A mon grand regret, j’ai dû décider de ne plus assister à nos rencontres". En effet, nous le savons depuis une douzaine d’années, elle avait de plus en plus de difficultés pour marcher. Et voilà le moment est arrivé, où l’infirmité l’a rendue immobile.
Donc en cette année jubilaire de Foi et Lumière, qui est aussi le 40e anniversaire de la naissance de notre communauté Joie sans Frontière, notre dévouée sœur Marie-Josiane se voit obligée de mettre un terme aux activités de Foi et Lumière et de notre communauté Joie sans Frontière.
Quelques années après la fondation de Foi et Lumière en 1971 à Lourdes et à cette même occasion de notre communauté Joie sans Frontière, sœur Marie-Josiane s’était engagée dans Foi et Lumière en devenant amie de notre communauté. Par élection en 1989, sœur Marie-Josiane succéda à Paulette Martin comme responsable et dans la lignée de Paulette, elle prit les rênes de la communauté. Comme religieuse de la Congrégation des Sœurs de la Charité de Gand et grâce à son expérience humanitaire, elle avait acquit bien des connaissances des plus variées qu’elle savait mettre au profit de l’épanouissement des personnes handicapées de notre communauté Joie sans Frontière.
Dès le commencement il échut que notre communauté comptait tant de membres qu’il fallut consentir à des séparations en fondant une nouvelle communauté, les "Semeurs de Joie" à Jemeppe-sur-Sambre. Ce qui fit que nous perdions deux membres précieux, les Cuvellier, Monique et Jean-Marie, qui en devenaient les responsables.
Vu que notre premier aumônier Albert Delhalle s’était retiré, un des premiers soucis de sœur Marie-Josiane fut de trouver un nouveau prêtre pour sa communauté. Dans l’espoir de ne pas chercher longtemps, elle sonna à l’Abbaye de Leffe. Ainsi, suite à sa demande, l’Abbaye entra à Noël 1989 dans la barque de Foi et Lumière et assure depuis l’aumônerie.
Ce fut aussi au début de cette même année que notre chère Louise, une amie de Paulette, entra dans notre communauté, elle y est restée de longues années très active, jusqu’au moment où - bien des années après la mort de son mari - elle allait se retirer dans son village natal Auby. Là elle aime continuer à rassembler chaque année notre communauté pour une journée de rencontre.
Dans les années nonante, notre communauté Joie sans Frontière était très vivante, en vertu de l’engagement de sœur Marie-Josiane, notre responsable si entreprenante. Elle avait organisé plusieurs pèlerinages à Lourdes durant son mandat de neuf ans. Sœur Marie-Josiane connaissait aussi maints lieux intéressants dans les Flandres et à la mer, où nous avons passé des camps d’été récréatifs et reposants. De ce fait, grâce à nos accompagnants : les Cuvelier présents au début, Louise, Betsy, la maman de Dirk, qui avait rejoint entre-temps notre communauté, les Tireur, Roger, l’abbé Daniel Clément, Kim et d’autres bénévoles, aussi de l’Abbaye de Leffe et du couvent du Beau Vallon, nous partions chaque année pour un camp d’été, et tout au début même pour un camp de Noël.
Voici un autre fait divers qui pourrait ressembler à une petite anecdote. Comme nous venons de le souligner, sœur Marie-Josiane avait des charismes, mais aussi le sens de l’observation. En effet, elle n’avait pas eu seulement la bonne idée de sonner à Leffe pour trouver un aumônier. Lorsqu’approcha le terme de son propre mandat, 3x3 ans, comme responsable de la communauté, et que le moment était arrivé de l’élection d’une nouvelle personne responsable, l’équipe de coordination se trouvait un peu dans l’embarras, faute de candidats. Alors sœur Marie-Josiane nous tranquillisa et dit : Faites-moi confiance, je connais une personne exceptionnelle, capable comme responsable et qui connaît notre communauté ; elle acceptera certainement d’être élue si vous votez pour elle.
C’est ainsi que lors de l’élection de 1998, Marie-Josette Hautenne-Galloy fut élue, et notre communauté avait trouvé effectivement une autre vaillante responsable de Joie sans Frontière. Depuis nous nous réjouissons aussi de la présence parmi nous de Didier, son mari, qui rend de multiples services à la communauté lors de nos rencontres en s’occupant entre autres de la "logistique", dirais-je.
Vous voyez, sœur Marie-Josiane a été un joint heureux dans l’histoire de notre communauté Joie sans Frontière, et jusqu’à nos jours elle le restera, comme elle l’a écrit : "Volontiers je continuerai à travailler pour l’Épître et m’occuper de l’expédition de ce petit journal, en collaboration avec Roger et avec la chère Simone que j’ai eu la joie de rencontrer à notre réunion à l’Abbaye de Leffe".
Il y aurait encore beaucoup de choses à raconter. Je voudrais tout simplement terminer en soulignant que grâce à sœur Marie-Josiane, nous avons joui à plusieurs reprises du renfort et du réconfort d’autres religieuses de sa congrégation les "Sœurs de la Charité de Gand", et bien sûr du Beau Vallon en général.
Enfin, j’aime bien me souvenir de la joie que nous avait procurée tant de fois, la curieuse et amusante sœur Rosa de la même Congrégation religieuse.
Merci, chère sœur Marie-Josiane, et encore : Ad multos annos !
[mis à jour le 19.09.11]
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Le buffet de l’orgue s’inspire de celui de l’orgue de Grosshartmannsdorf (1741). Il s’élève à près de 7 m pour une largeur de 4,64m et une profondeur de 2,30 m. (lire la suite)
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