Le Christ est ressuscité. Il est vraiment ressuscité !
Il est passé par notre mort et la anéantie !
Alléluia !
Ce cri de victoire porte notre espérance et structure notre vie et nos choix.
Celui qui sympathise avec le monde des Abbayes sans nécessairement croire au Dieu des chrétiens doit se poser des questions ! Tout à fait compréhensible : les 21 Frères de l’Abbaye de Leffe s’en posaient aussi ! Jusqu’au jour où — souvent après d’âpres combats avec l’ange — nous avons accepté une rencontre avec le Ressuscité. Chemin obligé : chacun de nous vit cet échange unique comme un don de Dieu reçu dans un cœur libre et reconnaissant. C’est là le bien commun de base de notre communauté.
Si vous partagez notre Foi, vous savez que la Résurrection dépasse le monde des concepts et des idées, mais est une réalité liée au Christ : Il est ressuscité pour nous, afin qu’avec lui nous vivions à jamais !
Pâques appelle un passage, invite à un renouveau. Renouveau de nos communautés, humaines et chrétiennes, quelles qu’elles soient. Au départ, il y a ce “passage” du cœur de Dieu :
L’amour passionné de Dieu pour son peuple — pour l’homme — est en même temps un amour qui pardonne. Il est si grand qu’il retourne Dieu contre lui-même. (Osée 11,8-9 : son amour contre sa justice...) Dieu aime tellement l’homme que, en se faisant l’homme lui-même, il le suit jusqu’à la mort et il réconcilie de cette manière justice et amour. (BENOIT XVI, Lettre encyclique Deus Caritas, n° 10.)
Il a pris les blessures de ses créatures : c’eut été trop pesant et au-delà de nos forces. Tôt ou tard, elles nous auraient entraînés dans une spirale de violence ininterrompue qui se terminerait par la destruction de l’homme. Depuis que Dieu s’est laissé “retourner le cœur”. L’homme n’est plus “obligé” de se venger, de rendre coup pour coup : il peut trouver des mots fraternels qui corrigent ou pardonneront en vérité. Depuis ce “retournement” du cœur de Dieu, l’homme peut vivre en Église, en communautés, qui prendront tous les visages possibles, mais restent des communautés où l’on met tout — du moins progressivement... une bonne partie — en commun, en attendant de connaître la confiance d’un abandon plus total.
Pâques, petite révolution, grande évolution ?!
[mis à jour le 09.06.06]
Pour vous abonner à la lettre d’information de l’abbaye, saisissez votre e-mail ci-dessous :
Mentions légales | Plan du site | Administration | Réalisation Artégo | RSS