La vie... et puis ?

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Un jour, un adolescent rencontre un sage et il lui raconta qu’il venait de terminer brillamment ses humanités. Le sage sourit et lui dit : Et puis ?

Le jeune homme répondit : Je me suis inscrit à l’université aux facultés de médecine et j’ai le grand espoir de bien réussir pour devenir docteur. Je m’installerai comme médecin et j’attirerai une grosse clientèle.

Et alors demanda le sage ?

Je me marierai et avec ma femme nous fonderons une famille nombreuse. J’aime les enfants.

C’est très bien, dit le sage.

Nous nous épanouirons dans une heureuse vie familiale et professionnelle et avec ma femme nous suivrons l’évolution de nos enfants. Quand nous serons grands-parents, nous prendrons en charge nos petits-enfants.

Plein de tendresse et de bienveillance, le sage posa son regard sur le jeune homme et attendit calmement, la suite.

Apparemment surpris devant le silence, le jeune homme baissa les yeux et dit à mi-voix : Oui. Et puis…

Tout à coup il reconnaissait que le "et puis ?" est la question de toutes les questions et qu’il est opportun d’y répondre avant tout et toujours. Et puis…

Arriva le jour, où le sage, un érudit, un maître de conférences qui touchait un nombreux auditoire dut subir une intervention chirurgicale anodine. De graves complications inattendues s’ensuivirent, et voilà que le sage entra dans un coma très profond où la survie n’est assurée que par des moyens artificiels. Dans cet état, il se voyait à vélo, il pédalait et pédalait toujours plus fort, il transpirait à grosses gouttes, son pouls battait à 130 minute.

Subitement il entendit une chaude voix céleste :

Te voilà arrivé, tu seras bientôt au ciel, tu en as si souvent parlé dans tes conférences.

En entendant ces paroles, le sage n’eut plus peur et même avec un air espiègle il s’imagina aller voir Dieu, ce qui avait toujours été son grand espoir.

Mais alors se produisit l’inattendu. Une voix retentit à ses oreilles : Dommage pour ta femme ! Cette pensée éveilla une profonde tristesse en lui. Le fait de ne plus voir les siens, de renoncer à toute sa famille, produisit en lui à l’instant même, une force plus forte que la mort.

Le sage n’était pas vraiment mort, il n’avait pas vu Dieu. Son état comateux lui avait fait entrevoir une réalité imaginaire. Le sage n’avait jamais douté de l’existence de Dieu. Au cours de cet événement important de son existence terrestre, il a fait l’expérience de celui qui a été plongé dans un profond coma. [1]).

Et puis, le sage se souvint de la parole de Jésus à son Père : "Ceux que tu m’as donnés ne sont pas du monde, comme moi Je ne suis pas du monde" [2].

Il reprit les conférences. Il insistait devant son auditoire sur l’importance de l’éducation chrétienne dans la vie.
Il est, disait-il, opportun que les parents apprennent à prier à leurs enfants. Ne fut-ce que la seconde partie de la prière du :"Je vous salue, Marie". "Sainte Marie, Mère de Dieu, prie pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Amen".

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[1] D’après les médecins et psychiatres, il arrive que les patients comateux vivent de pareilles situations

[2] Jn 17,14



[mis à jour le 17.10.10]

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