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Mardi dans la cinquième semaine de Pâques
Ac 14, 19-28 ; Ps 144 ; Jn 14, 27-31a
Souvent foule varie, bien fol est qui s’y fie, aurait pu dire François Ier.
Si hier, nous entendions Luc nous raconter dans les Actes qu’à Lystres, la foule était prête à sacrifier des bœufs devant Paul et Barnabé en les prenant pour des dieux suite au miracle qu’ils venaient d’accomplir au Nom du Christ ; la voici à présent en train de les lapider parce que des juifs arrivés d’ailleurs étaient parvenus à la retourner. Mais rien n’arrête, rien ne peut arrêter, la Parole de Dieu. Elle poursuit sa course, envers et contre tout, contre vents et marées ; à temps et à contretemps, elle insiste, elle revient à l’assaut. Elle doit achever sa course, parvenir au but, toucher ce cœur de l’homme qui attend, qui en a besoin pour vivre.
Voilà ce que Dieu veut : la vie de l’homme, sa vie en abondance, en plénitude. Dieu veut rencontrer l’homme. Il a quelque chose à lui dire, il veut entrer en dialogue avec lui. Et ce n’est pas quelques pierres lancées sur les Apôtres – même au prix de leur vie. Combien n’ont d’ailleurs pas péris avant eux à cause de cette Parole ? – ce ne sont pas les épreuves, les vicissitudes, ni les rébellions, les révolutions, les persécutions de toute sorte qui peuvent arrêter, ni même décourager ceux que Dieu envoie pour parler en son Nom. En eux, c’est Lui qui parle.
Nous aussi – chacun de nous, religieux, prêtres, diacres, fidèles du Christ – nous avons été remis à la grâce de Dieu pour cette œuvre qu’il nous faut accomplir : permettre à la Parole de courir sa course jusqu’au bout ; pour que tous puissent rendre grâce au Seigneur ; pour que toute chair puisse bénir son Nom très saint, annoncer aux hommes ses exploits, proclamer la gloire et l’éclat de son règne, toujours et à jamais.
Alors que devons-nous craindre, nous, aujourd’hui ? C’est la Paix que je vous laisse, c’est ma paix que je vous donne. Accueillons cette paix. Ne soyons plus bouleversés, ni effrayés. Nous savons bien que ce n’est pas à la manière du monde que Jésus nous donne cette paix. Elle passe par les humbles signes du pain et du vin qui nous sont maintenant partagés. Certes, Jésus s’en est allé auprès du Père mais il demeure au milieu de nous. Il demeure en nous. C’est lui, le Prophète qui, en nous, continue sa mission. C’est lui, la Parole, qui nous donne l’audace de parler, qui remue nos lèvres toutes tremblantes et comme paralysées. La Parole poursuit sa route…
[mis à jour le 24.05.12]
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En 1466, l’abbaye subit le sort de Dinant : elle fut dévastée et vit son église incendiée et presque entièrement détruite, avec ses dépendances. L’abbé et ses religieux furent capturés. Pendant six mois, le monastère resta abandonné. (lire la suite)
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