Joyeux Noël !

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Chers amis qui nous visitez, croyants, en recherche, proches ou liés à la Communauté... ou simplement Frères et Soeurs en humanité :

PAIX !
Paix en abondance !
Paix comme une source intarissable !
Paix comme une main tendue avec respect...
Que cette paix vous atteigne là où elle est attendue,
là où elle sera l’unique consolation, l’unique baume...
Paix comme un murmure, une présence... une Présence ?

« Dieu, notre Sauveur, a manifesté sa bonté et sa tendresse pour tous les hommes...
Un homme, un petit enfant, s’est manifesté comme Dieu.
Tu nous fais voir, Seigneur, dans ce mystère, le commencement de notre Salut ; chaque année, tu ravives en nous sa joyeuse espérance...
Nous accueillons dans l’allégresse Ton Fils unique qui vient nous racheter...
Fais-nous reprendre vie !
Dans un prodigieux échange, nous deviendrons semblables à ton Fils, en qui notre nature est unie à la tienne.
Accorde-nous la grâce d’approfondir notre foi en ce mystère,
donne-nous de parvenir, après une vie toujours plus fidèle,
jusqu’à la communion glorieuse avec ton Fils bien-aimé. Amen. »

(Mixe des prières des trois messes de Noël)

Les Prémontrés sont nés à Noël, Noël 1121. Fleurit alors la dévotion à la douce humanité de Dieu, qui conduira à l’épanouissement de la tendresse. Cet accent gratuit, peut-être, pourrait offrir encore une “clairière d’humanité” à nos contemporains. Ce besoin d’humanité restaurée, vécu comme une attente, est perceptible, non seulement dans la vie de l’Église, mais il traverse aussi la vie des hommes et des femmes, nos voisins, comme un torrent asséché, parfois sauvage. Rencontres, colloques ("sens de l’humain face aux enjeux de la connaissance", Maredsous 2006... etc, etc.) se multiplient au niveau mondial, politique... pour redessiner l’homme et son humanité en son milieu. Peut-être même va-t-on relire Gaudium et spes de Vatican II !

Le projet “Bruxelles Toussaint 2006” n’a rien cherché d’autre : inviter les chrétiens à réfléchir plus à fond sur leur identité et leurs responsabilités envers cette indispensable humanisation de la ville. Car la foi chrétienne rend les hommes plus humains et humanise la ville. Un regard particulièrement privilégié est dirigé vers les pauvres. “Est chrétien, celui qui a un pauvre parmi ses amis”, proclamait Andrea Ricardi, lors d’un enseignement à Bruxelles Toussaint 2006. Jésus l’avait dit : “Ce que vous faites à l’un de ces petits, c’est à moi que vous le faites”.

Benoît XVI souhaite la joie de Noël “aux plus pauvres de la joie, victimes de la guerre, malades, persécutés, aux jeunes qui ont perdu le sens de la vraie joie et la cherchent en vain là où il est impossible de la trouver, aux blessés de la vie, aux orphelins de la joie”.

On compte de plus en plus de jeunes mères adolescentes de 15 ans : la présence inscrite dans leur chair d’un enfant, la maternité, leur semble être le seul projet valable pour elles, en ce moment. Je pense à une autre jeune femme, 14 ou 15 ans, elle aussi, Maman : Marie ! Sa maternité s’inscrit dans le projet fou de Dieu pour nous. Projet ouvert sur la vie du monde, avec ancrage dans la chair de notre humanité — Mystère ineffable ! Par son Incarnation, le Fils de Dieu s’est en quelque sorte uni lui-même à tout homme. Il a travaillé avec des mains d’homme, Il a pensé avec une intelligence d’homme, Il agit avec une volonté d’homme, Il a aimé avec un coeur d’homme. Né de la Vierge Marie, Il est vraiment devenu l’un de nous, en tout semblable à nous, hormis le péché (Lumen Gentium, n. 22/2). Dans ce mystère ineffable est enserrée la Paix de Noël que nous vous souhaitons !



[mis à jour le 27.12.06]

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