A l’occasion du départ de papa, nous avons voulu méditer sur le dernier miracle de Jésus dans l’évangile selon saint Jean. Le dernier miracle ou plutôt le dernier signe : la Résurrection de son ami Lazare sans oublier l’extraordinaire dialogue avec Marthe et Marie, les soeurs de Lazare. Ce qui est essentiel dans ce passage de l’Evangile de Jean tient en peu de mots : « Je suis, dit Jésus de lui-même, la Résurrection et la Vie » et ce qui importe pour nous est cette question de Jésus à Marthe : « Crois-tu cela ? »
La Résurrection, c’est le mystère fondamental de la foi chrétienne, tellement fondamental qu’aucun Concile ne l’a remis en question. Ce mystère nous invite à entrer dans un immense mystère d’amour qui culmine dans la résurrection de Jésus lui-même.
Le chrétien est celui qui croit au Christ Jésus, Fils de Dieu, mort et ressuscité. La mort et la résurrection dans le mystère chrétien sont inséparables, c’est le recto et le verso d’une même feuille. La mort n’est que ce passage obligé qui nous introduit dans une vie nouvelle où les mots "souffrance", "larmes" et "peine" n’ont plus court mais uniquement les mots : paix, joie et amour. La résurrection, c’est aussi le temps infini qui nous délivre du péché et de tout ce qui entrave nos aspirations souvent immenses envers un bonheur total, plénier. En nous offrant la grâce de la résurrection, Dieu comble notre humanité d’une immense espérance. C’est le don de la foi, car la foi est un don qu’il nous faut demander en toutes circonstances, qui nous aide sans cesse à redécouvrir des chemins de vie et de paix. Le jour de notre baptême, nous sommes renés de l’eau et de l’Esprit, nous sommes devenus des vivants pour l’éternité.
Aujourd’hui, comme Lazare et ces femmes étonnantes de l’Evangile qui reçoivent dans l’intimité de leur coeur le Seigneur Jésus, nous sommes invités à exulter et chanter le Dieu vivant et vrai avec notre cher papa. Avec les yeux de la foi, nous le voyons présence invisible, discrète mais sensible, à chacune et chacun d’entre nous. Présent aussi dans cette foule immense que nul ne peut dénombrer et qui chante l’éternité du Père ; il est présent dans le coeur de ceux qu’il a si tendrement aimés.
Remercions le Seigneur de nous l’avoir donné :
pour la réserve qui lui était si naturelle, MERCI ;
pour son amour de la terre, MERCI ;
pour le coeur qu’il mettait au travail de chaque jour, MERCI ;
pour la paix qu’il a cherché à construire, MERCI ;
pour ses 55 belles et merveilleuses années auprès de maman, MERCI ;
pour le réconfort de sa présence et la force tranquille de son sourire, MERCI
pour les confidences qu’il a reçues et les conseils qu’il nous a prodigués, MERCI
pour sa prière silencieuse et pour nous avoir donné la foi, MERCI.
Que cette Eucharistie de l’au revoir célébrée à son intention nous invite à garder la tenue de service, la lampe allumée ;
sachons donner sans compter ;
veillons à ce que notre charité se fasse toujours inventive ;
que nos regards s’émerveillent de toutes les belles choses qui nous entourent ;
que nous soyons simplement là où nous sommes des ferments d’unité et de paix ;
que notre prière soit simple sans emphase d’aucune sorte et qu’ensemble nous bâtissions un monde nouveau.
Ainsi pourrons-nous nous réconforter les uns les autres et suivre le Christ notre bon berger qui nous guide vers cette vallée où rien ne peut plus nous manquer.
[mis à jour le 23.01.06]
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Le 6 juin 1134, épuisé, Norbert meurt à Magdebourg. En 1625, son corps est transféré à l’abbaye de Strahov, sur les hauteurs de Prague, où il est depuis vénéré et veillé par ses fils spirituels. (lire sa vie)
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